Constat

 

 

Il existe un vif intérêt des jeunes pour la réalisation cinématographique, mais le territoire manque de moyens humains et financiers pour permettre à ces jeunes d'accéder à cette pratique artistique. Des actions ont déjà été menés telles que la participation des jeunes du foyer Laïque de Noyant au festival Premier plan avec l'action reporter VIP, l'enregistrement vidéo d'émissions diffusées sur Internet avec le foyer des jeunes de Noëllet, les associations de jeunes sur la vidéo (studio K 10, ciné 360,…) mais sans réelle mise en valeur du travail des jeunes et sans continuité dans les actions menées.

Le réseau porteur du projet, coordonne le festival, mais il sera ouvert à toutes les associations, institutions enfance-jeunesse œuvrant sur le territoire. Ainsi, les scolaires, les foyers des jeunes, les associations (socioculturelles, culturelles, sportives…) pourront participer à l'événement en proposant des courts-métrages.

 

Origine du projet 

 

En 2007, 4 structures du réseau se rapprochent pour mutualiser leurs moyens et organiser un séjour avec des intervenants spécialisés dans les cultures urbaines. L'objectif de ce projet est de toucher les jeunes peu inscrits dans les environnement socio-culturels traditionnels, clubs sportifs, théâtre amateur…La mutualisation des moyens (mise à disposition des animateurs et de matériel) permet aux jeunes d'accéder au séjour pour moins de 50 € (comprenant l'hébergement, les repas, l'intervention des professionnels de l'association ALADESCH d'Angers pendant 3 jours.)

Fort du succès de ce séjour en 2006, les 4 structures relancent ce projet et imaginent d'aller plus loin encore dans le travail en réseau.

 

Un nouveau projet en reseau

 

Dans cette dynamique de travail en réseau, Le Foyer laïque de Noyant, l'ADAPC (Communauté de communes Com de Châteauneuf) et Cantojeunes (Communauté de Communes de Pouancé-Combrée) se retrouvent autour de préoccupations et de constats communs. Les jeunes ont besoins d'être soutenus dans leurs initiatives, l'accès aux pratiques culturelles est difficile pour les jeunes du milieu rural pour plusieurs raisons : mobilité en milieu rural, activités culturelles existantes plutôt chère (école de musique et théâtre), manque d'habitude à la pratique culturelle en générale.

Les trois structures font également le constat que des groupes de jeunes s'intéressent à la pratique de la vidéo. Sur le canton de Pouancé, les jeunes de Noëllet réalisent eux même dans leur foyer des émissions qu'ils diffusent sur internet. A Noyant, des jeunes ont réalisé un court métrage dans le cadre du festival premier plan d'Angers. Sur le secteur de Châteauneuf, depuis quelques années des courts métrage sont réalisés par des jeunes.

 

Resume du projet

 

Partant du constat qu'il existe des initiatives isolées autour de la pratique de la vidéo sur chacun de nos secteurs, nous pensons qu'il ne faut pas envisager de nouvelles techniques d ‘animation mais plutôt accompagner les jeunes en proposant un suivi ponctuel et un apport en moyen technique pour valoriser leurs initiatives.

Pour ce faire, chacune des structures du réseau sera libre de suivre les projets des jeunes de son secteur selon ses habitudes, nous souhaitons seulement pour créer une dynamique plus large et motiver les jeunes, proposer 2 possibilités d'accompagnement.

 

•  Interventions de professionnels pour amener des compléments techniques ou connaissances de base selon les niveaux. Chaque structure organisera l'intervention de professionnel en fonction des besoins des jeunes, de ses moyens et de son cadre (Accueil de loisirs, foyer des jeunes) en contrat enfance jeunesse ou Contrat Educatif Local…

 

•  Dans le même temps, nous avons acquis une malle vidéo qui est mis à disposition à l'espace jeunes Segré pour toutes les structures enfance - jeunesse. Ce matériel disponible permet aux animateurs d'avoir de la réactivité face aux jeunes pour qui les projets sont souvent spontanés. La malle vidéo permet également aux structures d'éviter des locations de matériel à répétition.

De plus, les animateurs du Pays Haut Anjou Segréen ont reçu une formation sur la vidéo en 2008 grâce à la DDJS et à l'association Cinéma Parlant d'Angers.

 

 

Pourquoi le support video ?

 

•    Pratiquer la vidéo c ' est favoriser l ' analyse des images 

 

Nous sommes rentrés depuis quelques décennies dans une culture ou l'image est omniprésente. La télévision est désormais dans tous les foyers, on rencontre même de plus en plus de famille ou chaque enfant d'une famille possède sa propre télévision dans sa chambre. Les enfants et jeunes aujourd'hui passent plusieurs heures par semaine voire par jour devant cet instrument de divertissement ou d'information. En tant qu'animateur militant pour l'éducation populaire, la critique de l'image et des programmes nous semble indispensable pour que les enfants et jeunes ne soient pas passifs devant la TV.

 

•  Pratiquer la vidéo c'est imaginer, inventer et s'exprimer

 

Les jeunes qui pratiquent ou qui souhaitent pratiquer la vidéo ont des choses à exprimer. En réalisant un sujet vidéo les jeunes découvrent un moyen d'expression nouveau. Au lieu de consommer l'image ils se retrouvent à l'inventer. De la création d'un scénario, à la manière personnelle de filmer, de monter, ils se retrouvent face à des choix à opérer ; la musique à choisir, les rushs à garder… Nous pensons que grâce à ces choix et à la critique obligatoire en vidéo, les jeunes pourront porter un autre regard sur la télévision et les images du quotidien.

 

•    Une pratique adaptée et demandée par le public jeune.

 

Nous choisissons de mettre l'accent sur la pratique de la vidéo car nous savons grâce aux observations de terrain sur chacun de nos territoires qu'il s'agisse d'une pratique qui connaît un engouement chez les jeunes. Utilisée dans les ateliers ludiques en milieu urbain depuis 2 décennies, la vidéo avec l'arrivée du numérique se démocratise et gagne le milieu rural depuis quelques années.

  

Nous avons la conviction que la pratique de la vidéo peut sensibiliser au langage de l'image, développer l'esprit critique, apporter de nouvelles connaissances et compétences aux jeunes, réduire la fracture culturelle entre les pratiques culturelles urbaines et rurales.

 

 

Les objectifs du projet

 

•  Faciliter l'accès aux pratiques culturelles en milieu rural.

La majorité des jeunes du milieu rural ne possèdent pas chez eux de caméscope ou de structures jeunesse équipée à proximité. Nous pensons grâce aux moyens techniques et humains sollicités offrir la possibilité à ces jeunes de découvrir cette pratique.

 

•  Mobiliser des jeunes isolés par la proximité de l'animation.

Sur nos secteurs ruraux, aller à la rencontre des jeunes dans des petites communes avec des moyens sera quelque chose de nouveau. Nous sommes déjà en contact avec ces jeunes mais nous ne proposons rarement des moyens techniques sur place pour réaliser des projets. La proximité de l'action et la mobilité de la malle vidéo favorisera la pratique.

 

•    Education aux médias

Initier les enfants et les jeunes à la lecture d'images, à la construction de scénarios, aux techniques employées (PAO, internet, vidéo...) avec l'intervention de professionnels. Développer leur regard critique et faire en sorte que les jeunes soient des spectateurs actifs et réactifs.

 

 

Public visé

 

Les jeunes de 10 à 25 ans sans aucune limitation géographique, avec une cible sur les 11-17 ans.

La mixité garçon-fille sera incitée. Pour favoriser la pratique aux enfants des familles ayant moins d'opportunité, nous mettrons à disposition la malle gratuitement aux jeunes.